
Sunday, June 03, 2007

Sunday, May 20, 2007

Sunday, May 13, 2007

Marie-Louise: une épouse maladroite
Marie-Louise d'Autriche est née le 12 décembre 1791 à Vienne (Autriche). Fille de l'empereur François Ier, elle est aussi la nièce de Marie-Antoinette, auquelle les révolutionnaires avait fait sa misère en la guillotinant lors de la Révolution. Couvée par un père très aimant, Marie-Louise est une jeune fille timide, éclatante de santé et de fraîcheur. Léger problème, comme tous les Autrichiens de son époque, elle éprouve une haine farouche envers les Français, et surtout envers Napoléon, qui, à plusieurs reprises, que ce soit sous le Directoire, le Consulat ou bien l'Empire,a totalement réduit en morceaux l'armée autrichienne et a même fait plusieurs fois la visite de Vienne en vainqueur incontesté. Marie-Louise ne se doute pas un seul instant, bien sûr, qu'elle va devenir la femme de celui qui est considéré comme un imposteur et un tyran dans son pays.
Pourtant, c'est l'Autriche qui va la précipiter dans les remous de son incroyable destin. En effet, pour ne pas changer des bonnes vieilles habitudes, l'Autriche s'est encore fait aplatir, à Wagram et l'empereur François cherche un moyen pour empêcher Napoléon de froisser son royaume et de le balancer à la poubelle. Or, une solution se profile à l'horizon. En France, Napoléon vient de divorcer de Joséphine, car celle-ci est incapable de lui donner un fils. Le problème est qu'un héritier est indispensable pour conserver l'oeuvre de l'Aigle, dont la vie a été plusieurs fois menacée. Napoléon et son entourage cherche donc une jeune femme, dans la famille des prince et rois d'Europe, qui pourrait servir à enfin donner un fils à l'Empereur.
En réalité, cette recherche matrimoniale est une véritable stratégie politique. On ne cherche pas une épouse belle et intelligente, mais une épouse qui puisse créer des liens solides avec les autres puissances. Deux prétendantes sont en compétition: Anne, la soeur du tsar Alexandre Ier, dont les relations avec Napoléon s'effritent, et Marie-Louise, la fille de l'empereur d'Autriche, qui se présente comme un allié bien polisson.
Anne est la favorite, mais c'est justement l'hostilité qui commence à apparaître entre la Russie et la France qui va éloigner la jeune femme du titre de première prétendante au poste d'impératrice des Français. Agacé de voir Alexandre traîner, Napoléon se tourne vers l'empereur François. Celui-ci, trop heureux d'éviter la catastrophe, n'hésite pas à sauter sur l'occasion de se racheter. C'est décidé, Marie-Louise va épouser Napoléon. Bien entendu, la jeune fille est terrorisée mais accepte de se"sacrifier" pour la patrie.
Napoléon est déjà conquis et va à la rencontre du carosse à Compiègne, le 27 mars, accompagné de Murat. Marie-Louise est surprise par l'ardeur de cet homme considéré comme un monstre par les pays vaincus. Pourtant, elle va être vite séduite et va répondre aux attentes de l'Empereur qui se montrera enchanté de sa nouvelle épouse. Mais la question de savoir si Marie-Louise était vraiment amoureuse se pose: même si elle a reconnu qu'il s'était toujours montré plein d'égard pour elle, il ne faut pas oublier qu'elle a été élevée dans la haine des Français, et dans une lettre, elle reconnait même de n'avoir "jamais eu de sentiment vif d'aucun genre pour lui"...
Amoureuse ou pas, peu importe: le 2 avril 1810, dans la salon carré du Louvre, Napoléon et Marie-Louise se marient. Pendant près d'une semaine, Paris fêtera, à coup de bals et de feux d'artifices, l'impérial mariage.
Et enfin, comble du bonheur, un ans plus tard, le 20 mars 1811, Marie-Louise donne naissance au Roi de Rome. L'accouchement est long et difficile, à tel point que la mère et l'enfant sont tout deux en danger. Lorsque les médecins préviennent Napoléon, celui-ci demande à ce que, dans le pire des cas, on sauve sa femme. Mais tout deux s'en sortiront bien et Napoléon se retrouvera alors au sommet de sa puissance.
Cependant, Marie-Louise s'occupe peu de cet enfant. C'est surtout Mme de Montesquiou, "maman Quiou", comme l'appel le bambin, qui en aura la charge. En réalité, Marie-Louise est une bien piètre impératrice. A l'opposé de la gracieuse Joséphine, qui mettait, grâce à ses sourires, tout le monde à l'aise, Marie-Louise compense sa timidité par une tenue hautaine qui glace ceux qui l'approchent. Et puis, elle parle mal le français, ce qui est le comble pour une impératrice française. Un jour, voulant complimenter l'archichancelier Cambacérès, elle lui donna le titre de "meilleur ganache de l'Empire"...
Et Joséphine dans tout ça ? Après son divorce, elle a réintégré sa demeure de la Malmaison. Peu rancunière, elle accepte de rencontrer la nouvelle impératrice. Mais celle-ci n'est pas de cet avis: "Je voulus la mener un jour à la Malmaison. Disait l'Empereur. Mais sur cette proposition, elle se mit à fondre en larmes. Elle ne m'empêchait pas d'y aller, se contentant de ne vouloir pas le savoir. Toutefois dès qu'elle suspectait l'intention, il n'est pas de ruses qu'elle n'employât pour me gêner là-dessus. Elle ne me quittait plus..." Cela n'empêchera pas Napoléon d'emmener un jour son fils chez Joséphine, qui accueillera avec des larmes de bonheur le petit garçon.
Mais déjà à l'horizon, de gros nuages noirs se profilent, et le règne de Marie-Louise sera court. Le 24 janvier 1814, lui dit au revoir, jamais plus elle ne le reverra. Réfugiés à Blois pendant cette sombre période, elle et son enfant rejoindront François Ier en Autriche. Pendant un moment, Marie-Louise songe à rejoindre son époux à l'île d'Elbe, mais l'empereur d'Autriche l'en empêche. Mais n'ayez crainte, Marie-Louise se consolera avec le comte de Neipperg, amant d'une longue, très longue série d'amants. Elle enverra quelques lettres à Napoléon, puis plus rien. Elle ne retournera même pas en France durant les Cent Jours. Devenue duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla, elle confiera le Roi de Rome, à présent duc de Reichstag, à son père et partira s'installer à Parme.
Elle reviendra, entre deux accouchements de bâtards, voir son fils pour finalement l'abandonner. N'ayant pas verser une larme à la mort de Napoléon, qui pourtant lui avait tout donnée, elle épousera quand même son foutu comte de Neipperg. Puis lorsque celui-ci mourra, elle piochera dans le lot de ses nombreux amants pour choisir en troisième noce le comte de Bombelles en 1834. Elle finira sa vit tranquillement à Vienne en 1847.
Monday, May 07, 2007

Sunday, May 06, 2007

Sunday, April 22, 2007

Sunday, April 15, 2007



